
Les régiments d'infanterie parachutiste appartiennent à l'élite de l'Armée de terre française. Ici, le 8e RPIMa à l'ntraînement en mai, à Castres. :
Ayant participé à toutes les opérations extérieures des vingt dernières années, cette unité s'entraîne dans des conditions de sécurité rigoureuses.Le 3e RPIMa est un des quatre régiments d'infanterie parachutiste de la 11e brigade parachutiste. Régiment d'intervention, ayant participé à toutes les campagnes extérieures depuis 1978 (Liban, Tchad, Côte d'Ivoire, Balkans…), il fait partie des rares unités envoyées en priorité sur un nouveau théâtre d'opérations. Il est par ailleurs spécialisé dans l'assaut «vertical» visant à s'emparer d'une plate-forme aéroportuaire et à la sécuriser.
Ce régiment d'élite, professionnalisé depuis déjà longtemps, a toujours maintenu un très haut niveau d'entraînement opérationnel pour pouvoir faire face, dans l'urgence, aux différentes missions des conflits modernes. Il a été commandé par des chefs prestigieux, notamment le général Bigeard lors du conflit algérien.
Ce régiment développe depuis de nombreuses années des savoir-faire particuliers en agissant surtout de nuit et en étant capable d'intervenir dans la profondeur d'un dispositif adverse. Le 3e RPIMa, qui maîtrise parfaitement les techniques de libération d'otages, est surtout une formation d'assaut rapide et puissante. C'est d'ailleurs son régiment jumeau, le 8e RPIMa, qui vient d'être désigné pour partir cet été en Afghanistan renforcer le dispositif allié dans la région de Kapisa, au nord-est de Kaboul.
Parmi ses faits d'armes, on compte le Liban en 1978 au sein de la première Finul, l'opération «Manta » au Tchad en 1983 et de multiples interventions dans les Balkans, notamment l'opération héliportée au moment de l'entrée au Kosovo en 1999.
Volontaires parachutistesSes soldats sont sélectionnés soigneusement, ils sont tous volontaires parachutistes et s'entraînent dans des conditions proches du réel. Les entraînements mettent en œuvre de l'armement léger (fusils mitrailleurs et armes de précision), toujours chargé à blanc. Ils sont organisés dans des villages de combat reproduisant fidèlement les conditions de la réalité.
Pour l'entraînement au tir réel, le régiment utilise des installations spécialisées (stands de tir et champs de tir), en respectant des consignes de sécurité rigoureuses.
Une journée porte ouvertes, comme celle d'hier à Carcassonne, est destinée à présenter aux familles et à la population locale les différentes activités du régiment.